Ici on montre le safane potentiel de  St-Roch : il est placé sur le bâtiments St-Roch qui abritait dans les années  50 l'usine Paillard (Hermès précisa), donc de nombreux ateliers utilisant toutes sortes de mécaniques. Il abrite actuellement de nombreuses activités très différentes les unes des autres.

L'un des murs donnant sur la voie du chemin de fer, donc très visible pour les voyageurs et accessibles aux piétons a été abonamment tagué.

C'est lui que nous transformons.

 

Pour commencer nous nous introduisons dan les tags qui sont là depuis longtemps.

Au lieu de tout effacer, nous utiliserons cette première forme d'expression pour la transfigurer et  lui donner le statut d'oeuvre d'art..

Le matériaux étant de la peinture commerciale habituelle, nous savons que la couleur va pâlir (les couleurs du commerce ne garantissent la pérennité de la couleur que pour quelques années, ce que presque personne ne veut avouer).

Ce phénomène va pouvoir engendrer une richesse, à savoir une retransformation progressive au cours des années.

Ceci peut palier à de probables déteriorations (quelques tags catapultés par quelques esprits échauffés) mais aussi et surtout à une saine et longue réflexion sur la courbe de vieillissements des oeuvres d'art en plein air, ce qui est indispensable si l'on voulait enfin s'occuper de l'espace public avec plus de cohérence.

 

Cet ouvrage qui est rendu possible grâce à la conjonction de deux volontés, celle de la direction du centre St-Roch et celle de l'artiste Agni, fera date dans l'histoire d'Yverdon.

 

Ajoutons quelques explications pour la procédure. Si l'on ne veut pas dépenser des sommes faramineuses por des oeuvres d'art dans l'espace public, il y a un moyen bien plus économique.

Il faut admettre au départ qu'il s'agit d'une oeuvre en développement, même déjà à partir de la maquette.

La maquette (croquis coloré) indique les lignes directrices, le sujet, le genre de figuration.

Puis dans l'exécution, il faut admettre de grandes modifications qui se font au plus près de la conscience de l'artiste, visant l'efficacité la plus grandes.

Cela signifie que dans une première phase, les apparences de l'oeuvre semblent catastrophiques ( environ un mois), les modifications ne pouvant être expliquées au spectateur.

Car c'est tout l'inverse d'une mise au carreau du projet initial, ce qui coûterait très cher. C'est justement la liberté laissée à l'artiste qui permet des raccourcis considérables.

Il faudra environ deux mois pour concrètiser l'aspect final.

 

Ajoutons qu'il n'y a pas de droit d'auteur, ce qui laisse le propriétaire libre de ses agissements.