Matériaux ?

 

Nous envisageons le matériaux, selon quelques critères de base:

 

1) la qualité du pigment.

 

Les références actuelles dans le monde de la peinture ne sont plus celles que nous offrent encore les couleurs à l'huile, du point de vue de la qualité de pigments.

Les teintes ont été régularisées et sont toutes d'essence chimiques fluides et ne tiennent que quelques années aux uv, malgré leur signalétique "très stable" "moyennement stable" ou "peu fiable".

Certaines marques, du type Keim, produisent encore des couleurs à base de pigment minéral.

 

Nous en tenons évidemment compte, ce qui fait partie de l'étude

des courbes de veillissements qui sont tributraires des conditions climatiques environnantes (donc aussi d'éclairage).

 

2) la qualité du liant. Il est lui aussi soumis à l'attaque des uv. Le défi mageur est celui d'un liant mat qui, sans pigments saurait se faufiler

entre les rayons des uv ( à inventer encore).

Pour l'instant nous utilisons les liants du marché, généralement à base d'acrylique, applicables à l'eau, et qui ne sont pas nocifs à l'être humain.

Son désavantage: ne résiste absolument pas aux uv

après de longues années, mais son avantage est que ce film peut

à tout moment être rénové, même partiellement.

 

Les dégradations étant différentielles, les rapports de couleur variant au cours du temps, nous profitons de ces décalages pour retenir des accords nouveaux, ce qui dirige l'activité d'entretien naturellement vers une activité de création partagée par les différents intervenants.

 

 

Les effets concomitants (résonances) sont tellement compliqués à cerner qu'il est tout à fait utile d'utiliser la sensibilité artistique d'artistes chevronnés et reconnus pour cette capacité, pour ensuite renforcer certaines harmoniques.

Ces dernières, lorsqu'il y a proximité de la nature végétale, sont révélées souvent après des années : des exemples de très vieux tagraphes enfouis sous les lierres en font foi.

 

De plus l'environnement lui aussi vieillit et c'est un utilisant intelligemment et sensiblement nos capacité que nous arrivons à produire un énorme spectre de réglages potentiels, ce qui engendre silencieusement tout un mouvement de l'espace public, qui ainis ne va pas vers des dégradations mais plutôt vers une augmentation qualitative et finalement une très grande économie de moyens.

 

La peinture permet aussi de très bonnes réparations puisque l'on ne peut éviter les accidents dans l'espace social, surtout qu'il est actuellement fortement imbibé d'alcool et de substances louches.