Texte de 10 pages.

Causerie visant à justifier

le travail des ateliers urbains

dans une nouvelle Europe

                                                                                                                   1.10

texte accompagnant l’exposé du 20 nov. 2015 au Gymnase d’Yverdon                                                                                    

 

Qui suis-je ?    croyant, laïc 

 

Je crois en Dieu, dont je ne sais presque rien sinon

ce qu’il dit de lui-même par ses prophètes (Locke).

Je distingue dans les Ecritures, ce qu’Il dit 

de lui par ses prophètes. Ils redisent toujours la 

même chose : vous pouvez vous libérer de tous les pouvoirs

si vous apprenez à vous aimer les uns des autres, c’est-à-dire

d’un amour spirituel qu’il faut mettre en action, donc créer

en chaque situation. Faites cela intelligemment disent-ils.

 

Si je me dis laïc c’est que, suivant les indications

des prophètes, je laisse chacun libre de ses croyances

et j’essaye d’être sans préjugé, mais je ne cache pas

qu’il me semble évident que nous avons avantage à

regarder la question de l’Amour spirituel en action de plus près.

Pourvu que nous ne restions pas dans une position

psycho- rigide ou mentalo-rigide...évoluons! Cheminons

fermement dans les sentiers chevriers vers les Hauteurs...

 

 

Comment vois-je  l’espace public en Europe?

Quel rôle pourrait jouer l’individu dans le façonnage, 

le modelage, l’entretien et l’usage de l’espace public.

Quand je dis individu, je vois le piéton flâneur,

qui peut créer le Bien parce qu’il flâne librement.

 

Il faut que je le dessine plus précisément

ce piéton flâneur, ce bonhomme (ou cette bonne femme)

qui a l’intention d’aller  faire ses courses et qui s’arrête

un moment dans une zone où il se sent bien. 

Il se met à rêvasser, à penser légèrement, à regarder

un peu autour de lui, et peut-être à s’adresser

à un autre piéton flâneur.

Le piéton flâneur est inutile, il est simplement, libre

de ses mouvements et dans le confort de l’espace

public. Il est pour moi le meilleur moment du bon citoyen,

et la personnification de l’individualité positive, donc potentiellement créatrice.

 

Il ne s’agit pas de laisser simplement se promener le piéton flâneur, ce

qu’il fait déjà, mais lui donner les moyens de co-créer s’il le veut cet 

espace public.

Pour cela il faut de nouveaux instruments qui pourraient se répartir ainsi :

l’espace public, 

des ateliers urbains qui gèrent des interventions

et un système de communication avec les administrations mais

aussi avec tous ceux qui agissent dans cette direction dans le monde.

Il s’agit donc d’organiser tout un maillage de sites adéquats.

                                                                       

                                                                                                            2.10

L’EUROPE

 

Son histoire est chaotique et riche. Ce n’est que depuis quelques 

siècles que nous arrivons à nous concevoir comme Européens.

Je prononce une date comme point de repère.

1648, traité de Westphalie, qui donna juridiquement droit à 

l’existence  de la Suisse dans le concert des grandes nations.

 

Il y a quelques millénaires, on voyait le centre de l’Europe 

comme deux provinces grecques, 

puis on a dit que c’était les civilisés par opposition aux barbares,

puis que c’était les chrétiens en opposition avec les païens,

puis que c’était un équilibre entre beaucoup de populations

pratiquant des formes de liberté, cela opposé à

des formes de pouvoir despotiques (en Asie...)

 

Nous on voit encore l’Europe appuyée contre une Russie

(jusqu’à l’Oural disait De Gaule)

et s’arrêtant aux Dardanelles et Bosphore

 

Je vous propose d’imaginer une Europe ayant institué

un équilibre dynamique intéressant entre 

d’une part le domaine privé, le logis, 

et de l’autre le domaine public, donc l’espace public .

 

Cet équilibre dynamique est  basé sur des valeurs:

individualité, créativité, amour, spiritualité, 

justice, bonheur, frateternité, convivialité, contrat social, liberté et sécurté, etc,

valeurs que Nietzsche disait devant être réévaluée, 

ce qui est toujours d’actualité.

 

Je vous propose de réévaluer librement non seulement 

les valeurs, mais  l’espace public et l’Europe!

 

L’Europe, l’imaginer allant de Lisbonne à Vladivostok

et l’imaginer comme un livre ouvert sur

un axe qui passe par la Norvège et la Palestine.

 

Sur la page de gauche, vous avez une turgescence

d’ethnies organisées, 

Sur la page de droite, une immensité

de 120 ethnies disséminées dans un espace qui 

représente 1/7ème des terres émergées.

 

A Vladivostok, vous avez un peu le même

mode de vie qu’ici.

A Jérusalem aussi.

 

Je considère donc l’Europe comme une dynamique équilibrable

ouverte au monde.

 

 

                                                                                                         3.10

Et c’est dans ce contexte dynamique qui n’a pas encore

trouvé son assise que j’essaye de promouvoir une 

meilleure qualité du cadre de vie qu’est l’espace public.

 

Je ne l’imagine pas du tout abandonné aux

mille règlements qui y règnent aujourd’hui.

Je l’imagine paradisiaque, confortable,

incitant à la convivialité et travaillé, modelé

constamment par des citoyens créatifs et 

respectueux,

 

Sentez-vous la différence entre l’espace actuel,

quadrillé par la police et les différents services,

et ce dont je rêve, soit un bon vivre ensemble ?

N’est-il pas clair qu’il faudrait réévaluer nos valeurs

pour y voir trôner le Bien, le bien général, le Bien au centre de 

l’espace public, le Bien qui se crée 

au coeur de l’espace public ?

 

Parler ainsi c’est parler de bonheur, d’un bonheur à faire.

Si je suis, comme aujourd’hui seul dans le bonheur, et que

vous êtes par exemple dans le malheur,

mon bonheur est un bonheur de malheur.

 

Je rêve d’un vrai bonheur, donc d’un bonheur 

partagé (ça arrive quand on est amoureux d’une

personne qui elle est aussi amoureuse de vous)

Je parle d’un bonheur plus large encore

partageable entre tous.

 

C’est une utopie. Mais pourquoi pas une utopie ?

Tant de choses dont nous jouissons aujourd’hui

ont commencé par une utopie.

 

Ce qui m’intéresse spécialement dans cette utopie,

c’est que, même si elle n’est

pas réalisable avant de nombreuses années, 

elle puisse déjà commencer et montrer des résultats

concrets.

 

Je propose que cette utopie soit la cheville ouvrière

de cette l’Europe rêvée dont l’originalité évidente 

est l’établissement d’un vivre ensemble,

dans un espace public où règne sécurité et liberté,

géré par un système démocratique, où peut

se créer le Bien, le Bien pour le Bien.

 

 

                                                                                                                                                                 

                                                                                   

                                                                                                             4.10

 

Oui, on en est encore loin. Et on peut même craindre que notre

système démocratique actuel marche de moins en moins bien

si nous continuons à négliger la valeur du Bien, avec un grand B, 

Un Bien à inventer, à créer. On ne peut le mettre en oeuvre que créativement,

donc par une activité créatrice de l’individu singulier,

dans l’appartement, en catimini, mais aussi dans l’espace public ! 

 

Le défi pour notre  Europe rêvée, c’est de mettre en relation 

la création individuelle et l’espace public, qui est l’espace de tous.

C’est l’individu singulier qui est créatif, et non pas la loi. La loi devient nécessaire 

quand la création n’est qu’expression individuelle et qu’elle ne s’élève pas

vers le Bien qui est forcément le Bien de tous.

Ces «tous»sont aussi de potentiels créatifs individuels qui pourraient viser le Bien. 

Ces entre-croisement pourraient produire des merveilles..

Comment la création individuelle peut-elle créer le Bien pour tous ?

C’est la question la plus difficile pour nos démocratie

et cette question est soigneusement évitée par les programmes politiques, 

idéologiques, et culturels. Les prophètes eux l’on nommée clairement : mettez

l’Amour spirituel en action !

 

On a fait l’impasse sur la question du Bien en utilisant le mot «collectif», faisant fi

de la singularité. Le mot «collectif» convient pour des effets de masse. 

Nous ne voulons pas être identifiés à une masse ou des masses. Nous sommes des 

individus singuliers, qui voulons créer de façon singulière, donc librement.

Pour l’instant on s’arrête en chemin, on appelle cela la liberté d’expression.

Elle ne suffit pas en elle-même. 

Chacun doit à l’avenir conquérir à sa manière son pouvoir de faire le Bien.

 

 

Pour moi, l’individu est unique, singulier, imprescriptible, particulier. 

Il a un esprit et un corps. On le reconnait facilement dans une foule.

Un graphologue distingue la signature de chacun d’entre vous. L’expression

personnelle est un donné facile à mettre en oeuvre, mais si l’on

accepte le défi d’un espace public, sorte de bonheur pour tous, il est clair

que nous devons oser parler d’une créativité visant le Bien. 

Et le défi de l’espace public est une excellente occasion d’expérimenter cela.

 

Nous les artistes plasticiens, nous insistons sur l’expression personnelle.

Nous nommons cela la capacité d’esquisser, qui est particulière à chacun.

 

                                                                                                            5.10

 

Qu’est-ce qu’un artiste plasticien ?

C’est une personne qui a appris un savoir-faire

artisanal (dessiner, graver, peindre, modeler, 

sculpter, connaître les systèmes de représentation, donc

de perspectives,) C’est tout l’aspect artisanal de son travail

Tout se fait avec la main, c’est l’usage de la main qui fait foi.

Mais il y a plus, derrière ce travail de la main se faufile le travail de l’esquisse.

 

L’esquisse ne peut que se faufiler quand on utilise le corps, donc la main.

 

C’est pourquoi l’on doit distinguer les arts-visuels, des arts plastiques.

Ces derniers utilisent la main, donc le dessin, la gravure, le modelage, la peinture, 

la sculpture. Les arts visuels sont axés sur l’image. Leurs propagandistes arrivent

à capter des effets de matière (une bonne photo sur un objet en lumière frisante), 

mais ne peuvent inscrire leur propre rythme somatique dans la matière.

 

Cela est réservé aux artistes plasticiens. 

On peut très bien appartenir aux deux catégories.

 

Pour bien considérer la différence consultez Gauguin, Van Gogh

Rodin, les esclaves de Michel-Ange,

les nymphéas de Monnet  ou les natures mortes de Soutine,

je n’évoque que quelques noms.

 

                                                                                

 

La question théorique est celle-ci : 

comment l’individu, capable d’esquisse peut-il devenir

l’opérateur-clef capable d’agir pour le bien de l’espace public ?

La réponse est dans l’acte même. je  veux dire l’acte de création.

Il faut que nous passions à l’expérimentation in situ, ce qui veut dire bien préciser les enjeux, prudemment commencer à expériementer et constamment faire  le point, consulter beaucoup. Vous le voyez,

je n’ai pas de solution a priori. Je propose de trouver des solutions par l’expérimentation

sur fond d'échanges constants et ouverts, utilisant des supports particuliers (les rhéokaliphores) qui peuvent être intelligement modifié.

Pour favoriser de bons résultats nous pouvons préparer des 

instruments que nous pensons être adéquats, quitte à en changer si cela

s’avère nécessaire.

Il faut vouloir s’initier au travail de l’artiste plasticien puis se former à

viser le bien de l’espace public, en commençant prudemment par le nettoyage, 

l’entretien, puis de modestes interventions, qu’il faudra analyser soigneusement.

Il faudra savoir se glisser dans le fonctionnement actuel qui est malheureusement très punitif.

 

Il faut aussi des conditions favorables.

En Europe justement, l’espace public est censé offrir 

ces conditions favorables, confort, sécurité, liberté...

Pour l’instant personne ne comprend ce que sont ces conditions favorables, sauf 

lorsqu’elles sont transgressées...

Il faut donc que nous les inventions, que nous les proposions, que nous fassions 

des exemples et que le sujet soit débattu ouvertement.

 

                                                                                                                     6.10

 

 

La question est très compliquée quand on y met toutes les activités qui aujourd'hui permettent à un espace public d’exister.

Je nous propose donc d’aborder ce sujet avec patience et persistance. 

Il y va du futur de notre Europe rêvée, qui si elle ne se fait pas, disparaîtra dans le

cafouillage général du commerce international, cadré par des lois qui préserveront un temps les plus puissants

 

Pour avancer vers certaines pratiques

Je vais aborder ici de deux choses:

 

  1. qu’est-ce que l’esquisse?

  2. quels sont les premiers pas permettant d’améliorer immédiatement 

l’espace public, de faire les premières expériences et les analyses nécessaires ?

 

Qu’est-ce que l’esquisse ?  

Pour mieux la comprendre, définissons d’abord la mémoire.

 

En simplifiant, disons que la mémoire est constituée d’une série de cartes ( dites mnémoniques).

Elles sont disponibles dans notre cerveau et convoquées à toute vitesse

quand l’attention est portée sur par exemple un mot. (dessin au tableau)

 

Vous pouvez imaginer des dossiers, sur le bureau  de votre ordi.:

dans chaque fichier, un système de représentation.

l’un: général, un autre: des figures imaginaires,

un autre: un rapport harmoniques

un autre : système des perspectives

un autre: l’histoire de l’art

un autre une oeuvre d’art

un autre un dessin d’observation

un autre toutes sortes de dessins

un autre des événements etc etc.

 

Si vous les avez bien classé ils se présenteront

quand vous aurez tapé la lettre ou le No adéquat

immédiatement à votre écran.

 

Ceci compris, on peut aborder l’esquisse en imaginant

l’action du dessinateur.                                                                                                          7.10

 

Je prends donc une feuille de papier un crayon, un stylo bille

et j’ai l’intention de dessiner quelque chose.

J’ai la volonté de faire un dessin et je prends donc l’élan nécessaire.

Mon crayon va appuyer, il appuie et soudain

ça va comme l’éclair, différents dossiers se sont ouverts,

différentes cartes mnémosiques se sont 

précipitées pour essayer de maîtriser mon geste. Mon geste pourrait être 

dangereux pour mon corps. Le corps, mon corps, instinctif, 

fait tout pour éviter l’inconnu, c’est pourquoi 

il se précipite. Il n’aime pas le «nouveau» qui pourrait lui poser problème.

 

Mais moi, l’artiste-plasticien, le  commandant, sais cela. Dans la fraction de seconde qui suit le premier atterrissage de la mine du crayon

sur le papier, je vais lutter un instant pour conduire le crayon

hors de la trajectoire visée par mes cartes mnémosiques.

Il y a donc une lutte très brève entre

ma volonté de créer et l’action des  cartes mnémosiques

qui veulent réduire le danger, c’est à dire «faire un bon dessin, 

un dessin ressemblant»

 

 

Je peux alors soit obéir à mes cartes mnémosiques qui veulent me protéteger

et continuer le travail, qui est alors artisanal: par exemple faire un bon dessin,

soit rester dans l’opposition et recommencer une tentative créatrice, ce qui veut dire

encore une fois divergeant de la ligne programmée. Je peux ainsi produire

une superposition d’entrelacs. 

Avec le crayon je me sentirai vite coïncé par le fait que les espaces blancs vont 

très vite disparaître. Dans notre jargon nous disons que 

que «ça se ferme», c’est-à-dire que la voie est déterminée et qu’il

ne nous reste qu’à exécuter la suite logique par notre travail artisanal.

Par contre avec la peinture, ça peut se poursuivre indéfiniment, 

tout comme avec le modelage.

 

L’artiste sera d’autant plus artiste qu’il saura maintenir le suspense en donnant plus

d’importance au travail d’esquisse qu’au travail artisanal. On parle alors

de travail d’esquisse réitérée en quête d’orientation.

 

Ces mécanismes sont aujourd’hui mieux compris, ou en tous cas mieux analysés

même s’il y a bien longtemps qu’un Diderot, fondateur de la première encyclopédie

française écrivait vers 1760 que «l’esquisse est le moment chaud

de la création». Il y a donc déjà longtemps que l’on sait cela.

 

Je convie ici un autre génie, Leibniz (1646) qui a perfectionné le calcul infinitésimal, 

donc permis avec d’autres de mieux analyser d’infimes variations, ce qui 

indirectement permet de mieux comprendre ce qui se cache dans l’instant

si bref de l’esquisse.

 

                                                                                                           8.10

 

 

 

J’aime bien citer Leibniz, car il est né deux ans avant

le traité de Westphalie ( 1648) qui est le premier traité

vraiment européen, traité qui a permis comme je vous l’ai déjà dit

à la Suisse d’exister juridiquement parmi les grandes nations.

C’est un peu la naissance de l’Europe moderne.

 

Cette Europe, n’a pas fait que du bonheur,

mais c’est porté par ce nom qui est celui d’une l’histoire chargée,

que je je propose d’en élargir le sens,

de rêver en avant, de rêver d’une Europe différente, une Europe qui a

déjà une orientation, un bagage, une capacité de lier la créativité

de l’individu singulier à l’espace public, créativité qu’il faut maintenant

absolument placer sous le signe du Bien dans une Europe

de Lisbonne à Vladisvostok, ouverte sur deux océans, donc ouverte au monde.

 

 

 

L’Europe, expression de l’esquisse dans son cadre

expression de millions d’individus qui auront appris

à esquisser créativement dans l’espace public, pour le bien public,

pour le bonheur des uns et des autres...

 

 

                                                                                                            9.10

 

 

Comment peut-on apprendre cela ?

 

 

Ayant beaucoup essayé de choses, n’ayant pas tout réussi, loin de là,

je propose du solide, soit une formation sur trois

niveaux à la fois, ceci en parallèle avec les enseignements

classiques disponibles aujourd’hui.

En parallèle, signifie, que le travail se fait

dans les temps morts, donc le temps libre mais aussi dans le cadre

d’un atelier urbain, dont le conducteur ou le maître est 

un artiste plasticien appelé transfigurbartiste.

Je suis moi-même un transfigurbartiste, 

soit un artiste plasticien capable de conduire un atelier urbain.

 

Les trois niveaux sont :

 

  1. celui de l’esquisse sur papier qui mène au travail de maquettes

sur la table A4, un système permettant d’entrelacer et 

superposer des créativités individuelles.

  1. celui de la peinture murale en formation de groupe

  2. celui de l’intervention dans l’espace public.

 

Pour allier ces trois activités il faut : 

-un petit local (ça été une roulotte, un coin de bistrot

ou un local d’artisan). 

-une commande de peinture murale, 

mieux, de plusieurs peintures murales.

-et un espace public. 

Le plus difficile est de trouver des commandes de peinture murale.

 

                                                                                                         10.10

 

 

Les concepts utilisés sont: 

-ceux des arts-plastiques 

(qui sont encore enseigné dans certaines écoles d’art visuels ..)

-celui du piéton flâneur dans l’espace public,

-celui du safane qui entoure le piéton flâneur

-celui des rhéokaliphores qui sont les instruments 

d’intervention et de réglage que nous pouvons utiliser pour agir. 

-celui du travail à la table A4  et des maquettes

-celui de l’atelier urbain

-celui des procédés à utiliser pour s’introduire 

dans le réseau des services en place.

 

La méthode générale est dite à projet évolutif.

Même si on en parle, elle n’est aujourd’hui pas du tout utilisée

dans l’espace public qui est le résultat de concours

dont les méthodes et les résultats 

sont bien cadrés par des procédures administratives.

il s’agit, dans le fonctionnement qui a cours, de produire des concepts, 

et des maquettes bien définies qu’il ne reste qu’à exécuter.

La part qui échappe à ce très couteux procédé,

est la part végétale qui si elle n’est pas gérée«à la française»,

donc géométriquement formatée jusque dans le détail, réserve des surprises.

 

Notre méthode est à l’inverse :

le processus, beaucoup moins coûteux,

progressif, adaptable à l’évolution des situations

est créatif jusqu’à la dernière minute du travail.

 

 

 

                                                                          Antoine Piron-Meyer dit Agni

 

      même texte mais en un seul morceau                                                                                                             1.10

texte accompagnant l’exposé du 20 nov. 2015 au Gymnase d’Yverdon                                                                                    

 

Qui suis-je ?    croyant, laïc 

 

Je crois en Dieu, dont je ne sais presque rien sinon

ce qu’il dit de lui-même par ses prophètes (Locke).

Je distingue dans les Ecritures, ce qu’Il dit 

de lui par ses prophètes. Ils redisent toujours la 

même chose : vous pouvez vous libérer de tous les pouvoirs

si vous apprenez à vous aimer les uns des autres, c’est-à-dire

d’un amour spirituel qu’il faut mettre en action, donc créer

en chaque situation. Faites cela intelligemment disent-ils.

 

Si je me dis laïc c’est que, suivant les indications

des prophètes, je laisse chacun libre de ses croyances

et j’essaye d’être sans préjugé, mais je ne cache pas

qu’il me semble évident que nous avons avantage à

regarder la question de l’Amour spirituel en action de plus près.

Pourvu que nous ne restions pas dans une position

psycho- rigide ou mentalo-rigide...évoluons! Cheminons

fermement dans les sentiers chevriers vers les Hauteurs...

 

 

Comment vois-je  l’espace public en Europe?

 

Quel rôle pourrait jouer l’individu dans le façonnage, 

le modelage, l’entretien et l’usage de l’espace public.

Quand je dis individu, je vois le piéton flâneur,

qui peut créer le Bien parce qu’il flâne librement.

 

Il faut que je le dessine plus précisément

ce piéton flâneur, ce bonhomme (ou cette bonne femme)

qui a l’intention d’aller  faire ses courses et qui s’arrête

un moment dans une zone où il se sent bien. 

Il se met à rêvasser, à penser légèrement, à regarder

un peu autour de lui, et peut-être à s’adresser

à un autre piéton flâneur.

Le piéton flâneur est inutile, il est simplement, libre

de ses mouvements et dans le confort de l’espace

public. Il est pour moi le meilleur moment du bon citoyen,

et la personnification de l’individualité positive, donc potentiellement créatrice.

 

Il ne s’agit pas de laisser simplement se promener le piéton flâneur, ce

qu’il fait déjà, mais lui donner les moyens de co-créer s’il le veut cet 

espace public.

Pour cela il faut de nouveaux instruments qui pourraient se répartir ainsi :

l’espace public, 

des ateliers urbains qui gèrent des interventions

et un système de communication avec les administrations mais

aussi avec tous ceux qui agissent dans cette direction dans le monde.

Il s’agit donc d’organiser tout un maillage de sites adéquats.

                                                                       

                                                                                                            2.10

L’EUROPE

 

Son histoire est chaotique et riche. Ce n’est que depuis quelques 

siècles que nous arrivons à nous concevoir comme Européens.

Je prononce une date comme point de repère.

1648, traité de Westphalie, qui, entre autre, donna juridiquement droit à 

l’existence  de la Suisse dans le concert des grandes nations.

 

Il y a quelques millénaires, on voyait le centre de l’Europe 

comme deux provinces grecques, 

puis on a dit que c’était les civilisés par opposition aux barbares,

puis que c’était les chrétiens en opposition avec les païens,

puis que c’était un équilibre entre beaucoup de populations

pratiquant des formes de liberté, cela opposé à

des formes de pouvoir despotiques (en Asie...)

 

Nous on voit encore l’Europe appuyée contre une Russie

(jusqu’à l’Oural disait De Gaule)

et s’arrêtant aux Dardanelles et Bosphore

 

Je vous propose d’imaginer une Europe ayant institué

un équilibre dynamique intéressant entre 

d’une part le domaine privé, le logis, 

et de l’autre le domaine public, donc l’espace public .

 

Cet équilibre dynamique est  basé sur des valeurs:

liberté, individualité, créativité, amour, spiritualité, 

justice, bonheur, convivialité, contrat social, liberté et sécurté, etc,

valeurs que Nietzsche disait devant être réévaluée, 

ce qui est toujours d’actualité.

 

Je vous propose de réévaluer librement non seulement 

les valeurs, mais  l’espace public et l’Europe!

 

L’Europe, l’imaginer allant de Lisbonne à Vladivostok

et l’imaginer comme un livre ouvert sur

un axe qui passe par la Norvège et la Palestine.

 

Sur la page de gauche, vous avez une turgescence

d’ethnies organisées, 

Sur la page de droite, une immensité

de 120 ethnies disséminées dans un espace qui 

représente 1/7ème des terres émergées.

 

A Vladivostok, vous avez un peu le même

mode de vie qu’ici.

A Jérusalem aussi.

 

Je considère donc l’Europe comme une dynamique

ouverte au monde.

 

 

                                                                                                         3.10

Et c’est dans ce contexte dynamique qui n’a pas encore

trouvé son assise que j’essaye de promouvoir une 

meilleure qualité du cadre de vie qu’est l’espace public.

 

Je ne l’imagine pas du tout abandonné aux

mille règlements qui y règnent aujourd’hui.

Je l’imagine paradisiaque, confortable,

incitant à la convivialité et travaillé, modelé

constamment par des citoyens créatifs et 

respectueux,

 

Sentez-vous la différence entre l’espace actuel,

quadrillé par la police et les différents services,

et ce dont je rêve ?

N’est-il pas clair qu’il faudrait réévaluer nos valeurs

pour y voir trôner le Bien, le Bien au centre de 

l’espace public, le Bien qui se crée 

au coeur de l’espace public ?

 

Parler ainsi c’est parler de bonheur, d’un bonheur à faire.

Si je suis, comme aujourd’hui seul dans le bonheur, et que

vous êtes par exemple dans le malheur,

mon bonheur est un bonheur de malheur.

 

Je rêve d’un vrai bonheur, donc d’un bonheur 

partagé (ça arrive quand on est amoureux d’une

personne qui elle est aussi amoureuse de vous)

Je parle d’un bonheur plus large encore

partageable entre tous.

 

C’est une utopie. Mais pourquoi pas une utopie ?

Tant de choses dont nous jouissons aujourd’hui

ont commencé par une utopie.

 

Ce qui m’intéresse spécialement dans cette utopie,

c’est que, même elle n’est

pas réalisable avant de nombreuses années, 

elle puisse déjà commencer et montrer des résultats

concrets.

 

Je propose que cette utopie soit la cheville ouvrière

de cette l’Europe rêvée dont l’originalité évidente 

est l’établissement d’un vivre ensemble,

dans un espace public où règne sécurité et liberté,

géré par un système démocratique, où peut

se créer le Bien, le Bien pour le Bien.

 

 

                                                                                                                                                                 

                                                                                   

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Oui, on en est encore loin. Et on peut même craindre que notre

système démocratique actuel marche de moins en moins bien

si nous continuons à négliger la valeur du Bien, avec un grand B, 

Un Bien à inventer, à créer. On ne peut le mettre en oeuvre que créativement,

donc par une activité créatrice de l’individu singulier,

dans l’appartement, en catimini, mais aussi dans l’espace public ! 

 

Le défi pour notre  Europe rêvée, c’est de mettre en relation 

la création individuelle et l’espace public, qui est l’espace de tous.

C’est l’individu singulier qui est créatif, et non pas la loi. La loi devient nécessaire 

quand la création n’est qu’expression individuelle et qu’elle ne s’élève pas

vers le Bien qui est forcément le Bien de tous.

Ces «tous»sont aussi de potentiels créatifs individuels qui pourraient viser le Bien. 

Ces entre-croisement pourraient produire des merveilles..

Comment la création individuelle peut-elle créer le Bien pour tous ?

C’est la question la plus difficile pour nos démocratie

et cette question est soigneusement évitée par les programmes politiques, 

idéologiques, et culturels. Les prophètes eux l’on nommée clairement : mettez

l’Amour spirituel en action !

 

On a fait l’impasse sur la question du Bien en utilisant le mot «collectif», faisant fi

de la singularité. Le mot «collectif» convient pour des effets de masse. 

Nous ne voulons pas être identifiés à une masse ou des masses. Nous sommes des 

individus singuliers, qui voulons créer de façon singulière, donc librement.

Pour l’instant on s’arrête en chemin, on appelle cela la liberté d’expression.

Elle ne suffit pas en elle-même. 

Chacun doit à l’avenir conquérir à sa manière son pouvoir de faire le Bien.

 

 

Pour moi, l’individu est unique, singulier, imprescriptible, particulier. 

Il a un esprit et un corps. On le reconnait facilement dans une foule.

Un graphologue distingue la signature de chacun d’entre vous. L’expression

personnelle est un donné facile à mettre en oeuvre, mais si l’on

accepte le défi d’un espace public, sorte de bonheur pour tous, il est clair

que nous devons oser parler d’une créativité visant le Bien. 

Et le défi de l’espace public est une excellente occasion d’expérimenter cela.

 

Nous les artistes plasticiens, nous insistons sur l’expression personnelle.

Nous nommons cela la capacité d’esquisser, qui est particulière à chacun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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D’abord qu’est-ce qu’un artiste plasticien ?

C’est une personne qui a appris un savoir-faire

artisanal (dessiner, graver, peindre, modeler, 

sculpter, connaître les systèmes de représentation, donc

de perspectives,) C’est tout l’aspect artisanal de son travail

Tout se fait avec la main, c’est l’usage de la main qui fait foi.

Mais il y a plus, derrière ce travail de la main se faufile le travail de l’esquisse.

 

L’esquisse ne peut que se faufiler quand on utilise le corps, donc la main.

 

C’est pourquoi l’on doit distinguer les arts-visuels, des arts plastiques.

Ces derniers utilisent la main, donc le dessin, la gravure, le modelage, la peinture, 

la sculpture. Les arts visuels sont axés sur l’image. Leurs propagandistes arrivent

à capter des effets de matière (une bonne photo sur un objet en lumière frisante), 

mais ne peuvent inscrire leur propre rythme somatique dans la matière.

 

Cela est réservé aux artistes plasticiens. 

On peut très bien appartenir aux deux catégories.

 

Pour bien considérer la différence consultez Gauguin, Van Gogh

Rodin, les esclaves de Michel-Ange,

les nymphéas de Monnet  ou les natures mortes de Soutine,

je n’évoque que quelques noms.

 

                                                                                

 

La question théorique est celle-ci : 

comment l’individu, capable d’esquisse peut-il devenir

l’opérateur-clef capable d’agir pour le bien de l’espace public ?

La réponse est dans l’acte même. je  veux dire l’acte de création.

Il faut que nous passions à l’expérimentation in situ. Vous le voyez,

je n’ai pas de solution a priori. Je propose de trouver par l’expérimentation

sur fond de dialectique, comme il est de bon ton de dire

Pour favoriser de bons résultats nous pouvons préparer des 

instruments que nous pensons être adéquats, quitte à en changer si cela

s’avère nécessaire.

Il faut vouloir s’initier au travail de l’artiste plasticien puis se former à

viser le bien de l’espace public, en commençant prudemment par le nettoyage, 

l’entretien, puis de modestes interventions, qu’il faudra analyser soigneusement.

Il faudra savoir se glisser dans le fonctionnement actuel qui est surtout punitif.

 

Il faut aussi des conditions favorables

En Europe justement, l’espace public est censé offrir 

ces conditions favorables, confort, sécurité, liberté...

Pour l’instant personne ne comprend ce que sont ces conditions favorables, sauf 

lorsqu’elles sont transgressées...

Il faut donc que nous les inventions, que nous les proposions, que nous fassions 

des exemples et que le sujet soit débattu ouvertement.

 

 

 

 

 

 

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La question est très compliquée quand on y met toutes les activités qui permettent

à un espace public d’exister, même simplement dans son état actuel.

Je nous propose donc d’aborder ce sujet avec patience et persistance. 

Il y va du futur de notre Europe rêvée, qui si elle ne se fait pas, disparaîtra dans le

cafouillage général du commerce international, cadré par les lois.

 

Pour avancer vers certaines pratiques

Je vais aborder ici de deux choses:

 

  1. qu’est-ce que l’esquisse?

  2. quels sont les premiers pas permettant d’améliorer immédiatement 

l’espace public, de faire les premières expériences et les analyses nécessaires ?

 

Qu’est-ce que l’esquisse ?  

Pour mieux la comprendre, définissons d’abord la mémoire.

 

En simplifiant, disons que la mémoire est constituée d’une série de cartes ( dites mnémoniques).

Elles sont disponibles dans notre cerveau et convoquées à toute vitesse

quand l’attention est portée sur par exemple un mot. (dessin au tableau)

 

Vous pouvez imaginer une série dossiers, sur le bureau  de votre ordi.:

dans chaque fichier, un système de représentation.

l’un: général, un autre: des figures imaginaires,

un autre: un rapport harmoniques

un autre : système des perspectives

un autre: l’histoire de l’art

un autre une oeuvre d’art

un autre un dessin d’observation

un autre toutes sortes de dessins

un autre des événements etc etc.

 

Si vous les avez bien classé ils se présenteront

quand vous aurez tapé la lettre ou le No adéquat

immédiatement à votre écran.

 

Ceci compris, on peut aborder l’esquisse en imaginant

l’action du dessinateur.

 

 

 

 

 

                                                                                            

 

 

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Je prends donc une feuille de papier un crayon, un stylo bille

et j’ai l’intention de dessiner quelque chose.

J’ai la volonté de faire un dessin et je prends donc l’élan nécessaire.

Mon crayon va appuyer, il appuie et soudain

ça va comme l’éclair, différents dossiers se sont ouverts,

différentes cartes mnémosiques se sont 

précipitées pour essayer de maîtriser mon geste. Mon geste pourrait être 

dangereux pour mon corps. Le corps, mon corps, instinctif, 

fait tout pour éviter l’inconnu, c’est pourquoi 

il se précipite. Il n’aime pas le «nouveau» qui pourrait lui poser problème.

 

Mais moi, l’artiste-plasticien, le  commandant, sais cela. Dans la fraction de

seconde qui suit le premier atterrissage de la mine du crayon

sur le papier, je vais lutter un instant pour conduire le crayon

hors de la trajectoire visée par mes cartes mnémosiques.

Il y a donc une lutte très brève entre

ma volonté de créer et l’action des  cartes mnémosiques

qui veulent réduire le danger, c’est à dire «faire un bon dessin, 

un dessin ressemblant»

 

 

Je peux alors soit obéir à mes cartes mnémosiques qui veulent me protéteger

et continuer le travail, qui est alors artisanal: par exemple faire un bon dessin,

soit rester dans l’opposition et recommencer une tentative créatrice, ce qui veut dire

encore une fois divergeant de la ligne programmée. Je peux donc produire

une superposition d’entrelacs. 

Avec le crayon je me sentirai vite coïncé par le fait que les espaces blancs vont 

très vite disparaître. Dans notre jargon nous disons que 

que «ça se ferme», c’est-à-dire que la voie est déterminée et qu’il

ne nous reste qu’à exécuter la suite logique par notre travail artisanal.

Par contre avec la peinture, ça peut se poursuivre indéfiniment, 

tout comme avec le modelage.

 

L’artiste sera d’autant plus artiste qu’il saura maintenir le suspense en donnant plus

d’importance au travail d’esquisse qu’au travail artisanal. On parle alors

de travail d’esquisse réitérée en quête d’orientation.

 

Ces mécanismes sont aujourd’hui mieux compris, ou en tous cas mieux analysés

même s’il y a bien longtemps qu’un Diderot, fondateur de la première encyclopédie

française écrivait vers 1760 que «l’esquisse est le moment chaud

de la création». Il y a donc déjà longtemps que l’on sait cela.

 

Je convie ici un autre génie, Leibniz (1646) qui a perfectionné le calcul infinitésimal, 

donc permis avec d’autres de mieux analyser d’infimes variations, ce qui 

indirectement permet de mieux comprendre ce qui se cache dans l’instant

si bref de l’esquisse.

 

 

 

 

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J’aime bien citer Leibniz, car il est né deux ans avant

le traité de Westphalie ( 1648) qui est le premier traité

vraiment européen, traité qui a permis comme je vous l’ai déjà dit

à la Suisse d’exister juridiquement parmi les grandes nations.

C’est un peu la naissance de l’Europe moderne.

 

Cette Europe, n’a pas fait que du bonheur,

mais c’est porté par ce nom qui est celui d’une l’histoire chargée,

que je je propose d’en élargir le sens,

de rêver en avant, de rêver d’une Europe différente, une Europe qui a

déjà une orientation, un bagage, une capacité de lier la créativité

de l’individu singulier à l’espace public, créativité qu’il faut maintenant

absolument placer sous le signe du Bien dans une Europe

de Lisbonne à Vladisvostok, ouverte sur deux océans, donc ouverte au monde.

 

 

 

L’Europe, expression de l’esquisse dans son cadre

expression de millions d’individus qui auront appris

à esquisser créativement dans l’espace public, pour le bien public,

pour le bonheur des uns et des autres...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comment peut-on apprendre cela ?

 

 

Ayant beaucoup essayé de choses, n’ayant pas tout réussi, loin de là,

je propose du solide, soit une formation sur trois

niveaux à la fois, ceci en parallèle avec les enseignements

classiques disponibles aujourd’hui.

En parallèle, signifie, que le travail se fait

dans les temps morts, donc le temps libre mais aussi dans le cadre

d’un atelier urbain, dont le conducteur ou le maître est 

un artiste plasticien appelé transfigurbartiste.

Je suis moi-même un transfigurbartiste, 

soit un artiste plasticien capable de conduire un atelier urbain.

 

Les trois niveaux sont :

 

  1. celui de l’esquisse sur papier qui mène au travail de maquettes

sur la table A4, un système permettant d’entrelacer et 

superposer des créativités individuelles.

  1. celui de la peinture murale en formation de groupe

  2. celui de l’intervention dans l’espace public.

 

Pour allier ces trois activités il faut : 

-un petit local (ça été une roulotte, un coin de bistrot

ou un local d’artisan). 

-une commande de peinture murale, 

mieux, de plusieurs peintures murales.

-et un espace public. 

Le plus difficile est de trouver des commandes de peinture murale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les concepts utilisés sont: 

-ceux des arts-plastiques 

(qui sont encore enseigné dans certaines écoles d’art visuels ..)

-celui du piéton flâneur dans l’espace public,

-celui du safane qui entoure le piéton flâneur

-celui des rhéokaliphores qui sont les instruments 

d’intervention et de réglage que nous pouvons utiliser pour agir. 

-celui du travail à la table A4  et des maquettes

-celui de l’atelier urbain

-celui des procédés à utiliser pour s’introduire 

dans le réseau des services en place.

 

La méthode générale est dite à projet évolutif.

Même si on en parle, elle n’est aujourd’hui pas du tout utilisée

dans l’espace public qui est le résultat de concours

dont les méthodes et les résultats 

sont bien cadrés par des procédures administratives.

il s’agit, dans le fonctionnement qui a cours, de produire des concepts, 

et des maquettes bien définies qu’il ne reste qu’à exécuter.

La part qui échappe à ce très couteux procédé,

est la part végétale qui si elle n’est pas gérée«à la française»,

donc géométriquement formatée jusque dans le détail, réserve de surprises.

 

Notre méthode est à l’inverse :

le processus, beaucoup moins coûteux,

progressif, adaptable à l’évolution des situations

est créatif jusqu’à la dernière minute du travail.

 

 

 

                                                                          Antoine Piron-Meyer dit Agni